La journée suivante, son père l’avait frappé, encore, elle entra dans sa chambre s’enfermant à clé, et regarda son visage dans un miroir, elle avait des bleus autour de son œil droit et apparemment sa joue allait accueillir un sérieux hématomes également. Elle regarda son bras, les marques étaient toujours là, la narguant, la tentant. Elle s’approcha du petit instrument et recommença le même procédé que la veille. Après cela, elle se rendit compte de l’heure, 20 heures elle devait aller chez Lex.
Une fois arrivée là-bas, elle prit conscience qu’il allait sûrement poser des questions quant au marque qui couvraient son visage, en partant de chez elle l’idée ne lui avait même pas effleurer l’esprit et pourtant maintenant qu’elle était là dans le salon face à la cheminée cela s’imposait comme une évidence. Il était derrière elle, elle le savait, pourtant Emma continuait à regarder les flammes crépitaient dans la cheminée, le bois mourir petit à petit, elle finit par se retourner. Il eut une expression de surprise pendant quelques secondes
Le : Que vous est-il arrivé ?
Em : Vous l’avez fait venir ici, qu’est ce que je vous ai fait ? Ou plutôt je sais ce que je vous ai fait, si vous m’aviez dit que pour me punir vous comptiez me l’amener ici, j’aurais fait tout ce que vous vouliez
Le : je n’ai fait venir personne, je vous le jure
Em : Vous n’êtes qu’un menteur ! Un sale menteur !
Elle se mit à crier
Em : Vous l’avez fait venir et maintenant tout va recommencer comme avant ! Je vous hais !
Le : Je n’ai fait venir personne, calmez vous, qui vous a fait ça ?
Em : Vous jouez bien la comédie monsieur Luthor, il n’a pas été engagé tout seul à la Luthorcorp
Le : Ce n’est pas moi qui m’occupe de l’embauche du personnel
La petite brune fit un signe de tête et allait apparemment se diriger vers la porte, il la retint en la retenant par le poignée, elle se crispa et grimaça, il avait fallu qu’il appuie là où elle venait juste de se faire des marques. Lex releva la manche du pull à la jeune fille apercevant les traces rougeâtres, elle dégagea son bras rapidement
Le : Ca aussi c’est lui ?
Em : Non ça c’est moi
Le : C’est votre père qui est là n’est ce pas ?
Em : Vous voyez je le savais vous m’avez menti !
Le : Non simple déduction, j’ai fait quelques recherches sur vous
Em : Quoi d’autres ?
Le : Non les mêmes, dossiers médicaux importants, coups et blessures depuis l’âge de 5 ans, suivi psychologique
Em : Psychologique ? Vous parlez sûrement du rendez vous que j’avais une fois par semaine quand j’étais en école primaire, où on me laissait dans une pièce pour jouer ? Si ce n’est pas vous qui l’ayez fait venir ici qui c’est alors ?
Le : Il y a beaucoup de personnes qui s’occupent du recrutement
Em : Je vais m’en aller
Le : Pour aller où ?
Em : Vous n’avez pas compris, je vais m’en aller
Le : je crains de ne toujours pas comprendre
Em : Vous devrez trouver quelqu’un d’autre à embêter, vous ne me reverrez jamais, je n’en peux plus, vous vouliez savoir pourquoi j’étais parti, je vais vous le dire, je ne pouvais plus rester avec lui, ça devenait trop dur, alors j’ai décidé de venir ici à Smallville, en me disant que jamais il ne me retrouverait, mais il m’a retrouvé, alors où que j’aille il me retrouvera si il a réussi à me retrouver dans ce petit bled paumé, il ne reste plus qu’une solution. Adieu monsieur Luthor, ça a été un réel plaisir de vous rencontrez et de vous repoussez.
Elle allait partir, sortir de la pièce, elle avait déjà fait quelques pas, Lex restait figer, se rendant compte que si il ne la revoyait pas elle lui manquerait aussi étrange que cela puisse être, il s’était attaché à elle, et cela lui manquerait de se faire remballer. Il ne savait que faire, alors écoutant ce que lui disait son cœur, chose qui ne lui était jamais arrivé jusqu’ici à part peut être avec sa mère, il se précipita vers elle, passa ses bras sous ses genoux et la souleva de terre pour la prendre dans ses bras
Em : Qu’est ce que vous foutez bon dieu ?! Lâchez moi !
Le : Non
Il avança avec elle dans ses bras montant les escaliers
Em : Vous allez tomber, personnellement ça ne me dérangerait pas de tomber, je n’aurais pas à vivre plus longtemps, mais vous vous avez des amis, une famille alors posez moi et laissez moi !
Le : Sûrement pas
Il ouvrit l’une des portes du premier étage, une chambre dans les tons clairs avec un lit dans le fond, il finit par la poser
Le : C’est votre chambre
Em : Quoi ? Je vous demande pardon ? Sûrement pas je préfère m’en aller
Le : Et mourir ? Hors de question j’aurais votre mort sur la conscience vous allez dormir ici, ce que vous voulez c’est ne plus le revoir c’est bien ça ? Et je puis vous assurez que ici vous ne le reverrez pas
Em : Habitez ici ? Avec vous ? Dans ce manoir ? Non plutôt mourir
Le : Si vous avez peur de moi dites le, mais je n’ai pas l’habitude d’agresser les jeunes filles dans leur sommeil
Em : Sommeil ? Si vous croyez que je vais dormir si je reste ici vous vous trompez
Le : Alors vous restez ?
Em : De vous à moi ai-je le choix ?
Le : Non
Em : Bon et bien d’abord je vais aller chercher mes affaires chez moi
Le : Non si vous restez ici c’est justement pour ne plus le voir alors vous dormirez avec une de mes chemises et je vous trouverez des vêtements
Em : je vois ça d’ici, de jolies vêtements rose et rouge oubliés par vos ex
Le : Un peu de couleur ne vous ferez pas de mal
Em : Jamais
Le : Bon très bien mais ne bougez pas d’ici
Em : pourquoi ?
Le : Parce que je ne veux pas que vous rentriez chez vous
Em : Non pourquoi vous faites tout ça pour moi ?
Le : Je vous apprécie beaucoup vous le savez, et je n’aimerais pas vous voir morte même si je sais que vous continuerez à me rembarrer pour bien longtemps mais si j’ai bien une qualité c’est que je suis tenace
Chapitre 3 : Everybody’s fool
Ainsi donc elle avait emménagé chez Lex, une semaine que ça durait mais à vrai dire ils ne se voyaient presque pas, pas du tout même. Elle allait en cours, rentrait au manoir et s’enfermait dans sa chambre, Lex lui avait fourni quelques vêtements pour qu’elle n’est pas besoin de retourner à l’appartement, mais en faite depuis une semaine ce qui lui manquait était ces petits cachets, même si elle pensait ne plus en avoir besoin, c’était faux, bien sûr qu’elle en avait encore besoin. Elle était assise dos à son lit, la jeune fille avait des sueurs froides, elle n’avait rien manger depuis deux jours mais à vrai dire elle ne pouvait pas ingurgiter le moindre aliment, c’était devenu trop difficile. Ses cheveux collaient à ses tempes, elle se leva pour aller ouvrir la fenêtre, une fois cela fait, elle trébucha lourdement à terre, parcouru de tremblements. Ce n’était pas la première fois que ça arrivait pourtant elle avait l’impression que ça ne faisait qu’empirer de jour en jour. Avec les forces qui lui restait elle alla jusqu’à la salle de bain et fit couler l’eau et sans prendre la peine de se déshabiller plongea sous le jet d’eau. Elle était assise contre le mur, l’eau ruisselant sur son corps, et tout d’un coup le trou noir, elle s’évanouit, là sous cet eau.
Cela faisait maintenant, environ 30 minutes qu’il entendait l’eau coulait de la salle de bain la jeune fille, il hésita à entrer dans sa chambre et pourtant le fit. Il arriva dans la chambre et se dirigea vers la salle de bain un coup à la porte, deux coups, trois coups, il entra sans attendre de réponse et la vit, elle était inconsciente sous l’eau. Il la prit dans ses bras et la déposa sur le carrelage, lui faisant du bouche à bouche pour lui faire recracher l’eau qu’elle avait du ingurgiter. Au bout de deux minutes, elle se réveilla brusquement, elle regarda Lex avec de grands yeux, moitié terrifiée, moitié reconnaissante
Le : Mais qu’est ce qui s’est passé ?
Em : je ne me sentais pas bien, alors j’ai été prendre une douche et après je ne me souviens plus
Le : Une douche toute habillée ?
Em : oui
Le : Vous avez essayé de vous suicider ?
Em : Vous n’êtes qu’un crétin, si j’avais essayé de me suicider vous pensez que je l’aurais fait sous une douche, j’aurais été dans le lac de Smallville ou alors j’aurais pris des cachets ou je me serais tailladé les veines
Le: Ca en fait des possibilités
Em : Oui et alors ?
Elle se releva un peu
Le : Vous êtes malade ?
Em : Non enfin … c’est autre chose
Le : Vous êtes en manque n’est ce pas ?
Elle le regarda étonnée, depuis quand savait-il ?
Le : C’est pour ça que je vous ai laissé seul, je pensais que vous ne voudriez pas de compagnie, mais à partir de maintenant je prends sur moi de rester avec vous
Em : Qui vous dit que j’accepte ? Qui voudrait d’un mollusque comme vous comme compagnie ?
Le : Hum je connais beaucoup de personnes
Em : Ho oui ben sûr attendez que je réfléchisse c’était quoi la dernière ? Hum bruyante non ? Oh Lexy chéri vas y, oui comme ça, ho mon lapinou d’amour
Elle se mit à rire, c’était la première fois qu’il la voyait rire et il la trouvait particulièrement adorable
Le : Mauvaise pioche que voulez vous
Ils passèrent le reste de la soirée à discuter, vers les 22 heures il passa sa main près de la sienne, l’effleurant et la posant dessus, son pouce faisait des cercles sur la paume de cette même main
Em : Nous vivons dans un monde d’apparence
Le : Pardon ?
Em : Tout le monde veut faire croire qu’il est quelque chose qu’au fond il n’est pas
Le : C’est votre cas ?
Em : Hum à votre avis, c’est le cas de tout le monde, même vous
Le : Moi ?
Em : Vous jouez les milliardaires vaniteux et sans scrupule, tout le monde vous voit comme ça, comme ça ou alors comme le play boy qui plait à toutes les femmes
Le : Bizarrement je me reconnais parfaitement là dedans
Em : hum oui sûrement dans la deuxième définition non ? Mais nous savons très bien que la première définition n’est pas vraiment vous, c’est votre père qui a fait de vous ce que vous êtes aujourd’hui, tout comme le mien a fait de moi ce que je suis, mais au fond nous ne sommes pas ces personnes
Le : Raisonnement très philosophique non ?
Em : je suis une personne hautement philosophique, vous en doutiez ?
Le : Vous êtes très intelligente je le savais déjà, pourquoi vous cachez derrière des apparences ?
Em : Pour ne pas souffrir, se montrer tel que l’on est, sans défense, sans aucun subterfuge fais toujours souffrir
Le : Pourquoi me dites vous ça ?
Em : Vous n’êtes pas aussi insensible que je croyais
Elle posa sa tête sur son épaule et finit par s’endormir dans cette position, il se calla bien contre le lit et finit par s’endormir lui aussi, la jeune fille dans ses bras. Le lendemain matin, elle ouvrit difficilement les yeux, ne voulant pas bouger, sentant quelque chose de chaud contre elle, chaud contre elle ? Elle regarda et vit Lex, apparemment il l’avait laissé dormir comme ça, elle se sentait franchement honteuse, alors qu’elle allait se lever, elle sentit un bras enserré sa taille et une bouche se posait dans son cou. Emma tressaillit, n’ayant pas l’habitude de ces marques d’affection. Il la regardait, elle le regardait
Em : Il faut que j’aille en cours
Elle se leva difficilement étant donné qu’elle serait bien resté là, collée contre lui, quant à lui il finit de se réveiller, quand il se réveilla elle était en face de lui, une jupe en cuir jusqu’au genou accompagné d’un tee short noir sans manche, elle était tout bonnement magnifique. Il se leva et ne résista pas l’embrassa sur le bout des lèvres, elle le repoussa, se reculant et sortit de la pièce. Il le savait, il lui faudrait encore du temps avant qu’elle se laisse faire, mais il avait conscience qu’ils avaient déjà progressé dans leur relation. Il repensa au père de la jeune fille le plus simple aurait été de le virer et de le faire retourner en France pour que la jeune fille puisse retrouver son appartement, mais il était égoïste et voulait la garder avec lui au Manoir. Pourtant il ne pourrait la garder indéfiniment, c’est avec ces différentes pensées qu’il alla travailler lui aussi.
Emma était devant son appartement, elle inspira un grand coup et entra, elle devait venir chercher quelques une de ses affaires ainsi que ses cachets, peut être qu’avec un peu de chance il serait au travail, peine perdue elle le vit là devant elle, il la regarda, la détaillant un sourire mauvais sur le visage. Il s’approcha, elle pensa à s’enfuir mais à quoi bon il la rattraperait tôt ou tard, il leva la main, elle s’attendait à recevoir le coup mais il n’en fit rien et il lui caressa la joue, elle se figea que voulait-il au juste ? Ses yeux pétillaient de méchanceté et d’excitation, elle fit deux pas en arrière, il l’attrapa par les épaules et la plaqua contre le mur
Pa : Tu es devenue très belle ma fille
Em : je ne suis pas ta fille, je ne l’ai jamais été
Il n’écouta pas ce qu’elle disait, et l’embrassa dans le cou, lui arrachant sa jupe d’un coup , elle émit un cri de surprise mêlé de terreur
Em : Lâche moi
Pa : Il y a longtemps que j’aurais du faire ça
Alors qu’il la caressait sur la cuisse il voulut enlever le débardeur, elle lui donna un coup de genou suivi d’un coup de poing dans l’estomac, il se retrouva à terre elle lui cracha dessus
Em : ne t’approche plus jamais de moi, la prochaine fois je te tuerais et je n’aurais aucun remord maintenant sors de chez moi !
Il le savait, il le voyait dans ses yeux, elle était sérieuse, il sortit sans demander son reste alors que la jeune fille se laissait tomber le long de l’armoire ne cherchant pas à se rhabiller laissant la trace rouge des doigts de son père sur sa cuisse. Emma tenait sa tête entre ses mains, tout était tellement compliqué, pourquoi ne pouvait elle pas avoir une vie normale comme les filles de son âge, s’intéressait aux garçons et à la mode pourquoi fallait-elle qu’elle est à le supporter, lui son père.
Elle entendit la porte grinçait et quelqu’un s’approchait d’elle puis la serrait dans ses bras, elle sut que c’était Lex, son parfum, sa présence tout cela la rassurait pour une raison inexplicable, il vit la marque sur sa cuisse
Le : Qu’est ce qui c’est passé ?
Em : il a essayé de me … mais je l’ai frappé, il est parti
Le : Je suis tellement désolé … Emma …
Em : Non ne dis rien je n’ai pas besoin de pitié, je te l’ai déjà dit je suis une grande fille je sais me débrouiller seule, maintenant je vais pouvoir revenir vivre ici, notre cohabitions n’aurait pas tenu de toute façon …
Le : Si un jour tu as envie de revenir, la porte t’es grande ouverte
Elle ne dit pas un mot et il sut que c’était le moment pour lui de s’éclipser, alors qu’il allait passer la porte
Em : merci
Ce simple mot, représentait pour lui plus que toute sa vie, il était en train de tomber amoureux d’elle, il ne pouvait certes pas le nier, cela était dangereux aussi bien pour lui que pour elle, si jamais elle était exposé il ne le supporterait pas, et pourtant il ne pouvait l’oublier, une chose était sûre, il ferait tout pour la protéger.
_________________
